Historique

Les premières actions de Krousar Thmey sont lancées en 1991 dans les camps de réfugiés cambodgiens en Thaïlande à l’initiative d’un jeune Français, Benoît DUCHATEAU-ARMINJON. A l’époque contrôleur de gestion pour le groupe Accor à Bangkok, il est choqué par la situation des enfants, qu’il découvre lors d’une visite du camp de Site II, à la frontière thaïlandaise. Il décide alors de prendre une année sabbatique pour venir en aide à ces enfants réfugiés.
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Avec des équipes cambodgiennes, Benoît crée deux petites structures pour protéger les enfants orphelins ou abandonnés du camp. Puis, très vite, après la signature des accords de paix, il est question du rapatriement des réfugiés au Cambodge. L’engagement se poursuit au delà de l’année sabbatique pour permettre une réintégration de ces jeunes dans de bonnes conditions avec la création de centres de protection pour les accueillir. D’autres programmes naissent pour faire face aux nouveaux problèmes rencontrés, notamment celui des enfants des rues. Des centres d’accueil temporaire leur permettent d’être hébergés dans un environnement sain et chaleureux, de pouvoir se reconstruire et d’acquérir des atouts pour le futur. Des maisons familiales complètent les possibilités de réintégration en famille. |
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La rencontre avec le jeune Wanna dans le camp de réfugiés Site II est à l’origine de ce qui deviendra le programme principal de Krousar Thmey : l’éducation pour les enfants aveugles d’abord, et pour les enfants sourds dans un second temps. Dans ce but, Krousar Thmey crée d’abord tout un corpus d’outils adaptés : le braille khmer et la langue des signes khmère. L’équipe pédagogique élabore par ailleurs tout un système d’éducation spécialisée afin de rendre accessible aux enfants handicapés l’enseignement de l’Education nationale cambodgienne. L’ensemble va constituer peu à peu une structure scolaire complète d’éducation pour les jeunes sourds et les jeunes aveugles, avec formation des professeurs, fabrication des outils pédagogiques, impression des ouvrages en braille ou en langue des signes… Grâce à une collaboration avec le ministère cambodgien de l’Education, cette structure est aujourd’hui reconnue par les autorités qui l’intègrent peu à peu au niveau national. |
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La volonté de proposer aux enfants une éducation culturelle et artistique traditionnelle commence elle aussi dès les camps de réfugiés afin de leur permettre de s’enraciner dans leur propre culture et de retrouver confiance en eux-mêmes. Des expositions itinérantes sont mises en place dans les camps pour inviter à la redécouverte de la culture cambodgienne. Après le rapatriement, des cours de chants et de danses traditionnelles sont dispensés dans tous les centres et écoles et en 1996, une école d’arts et de culture khmers ouvre ses portes à Serey Sophon. |

A partir de 2000, Benoît, qui vient alors de recevoir la nationalité cambodgienne du Roi et du Premier Ministre, transmet progressivement ses responsabilités pour laisser aux Cambodgiens la responsabilité du fonctionnement quotidien de l’organisation. Il reste néanmoins au conseil pour garantir le respect de la philosophie et la bonne gestion de Krousar Thmey.
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