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14. La transformation du poisson |
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Tonlé Sap: Source de
Vies
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Que devient le poisson une fois capturé? La pêche représente en moyenne 75% de l'apport en protéines animales des Cambodgiens et est donc vitale au pays. Les poissons peuvent être vendus tels quels, frais, sur les marchés. Cependant ils sont souvent transformés. Certaines espèces, telles que les trey pra, chhdaur et roh sont séchés : ils sont étêtés, ouverts, vidés, lavés, salés et rincés avant d'être mis à sécher au soleil pour un ou trois jours. Le poisson est aussi fumé, comme c'est le cas des trey kes et krai. Là, les poissons ne sont pas étêtés et leurs corps ne sont pas ouverts. Ils sont simplement enfilés sur des baguettes, parfois disposés en éventail et placés au-dessus de braises. Bien que les choses ne soient pas irréversibles, ce sont traditionnellement les femmes qui sont responsables du traitement du poisson. |
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Compléments: |
Avez-vous déjà essayé le Prahoc? Le prahoc est, au même titre que le riz, l'un des éléments essentiels du régime alimentaire des habitants du Lac Tonlé Sap. Il s'agit d'une pâte de poisson fermenté que les villageois mangent à défaut de poisson frais. Le prahoc est fait à partir de petits poissons, comme les trey riel, que les femmes et les enfants étêtent, sèchent et salent avant que les hommes ne les foulent au pied dans la saumure. Les restes sont utilisés pour nourrir les poissons élevés en cage. Les étrangers trouvent souvent le prahoc trop fort pour leur goût, alors qu'une famille cambodgienne consomme en moyenne 20 kg de prahoc par an. Et chaque année, aux alentours de février, les paysans des terres "du haut" viennent à charrettes troquer leur riz contre l'équivalent d'un an de prahoc ! [suite] |
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